
I seggi sono chiusi da meno di mezz'ora. Stanotte conosceremo il nuovo presidente del consiglio. Peccato che dagli exit poll sembra piuttosto chiaro che la situazione è identica a quella di due anni fa. La gente nemmeno vota più. A malapena il 65% degli italiani. Che vergogna. Che schifo. Per quanto anch'io sia delusa, sono convinta che votare sia UN DOVERE, non solo un diritto. Far finta di niente non servirà a migliorare le cose. E lo stesos è per chi invalida il voto. Anche stavolta nessuno governerà. Anche stavolta chiunque andrà al potere lo farà per una manciata di voti. Se tutti gli italiani votassero o non invalidassero le schede, ci sarebbe una vera maggioranza. Ma si sa che gli italiani sono dei tiraculo. Siamo la barzelletta d'Europa. Sull'editoriale di Le Monde ci prendono palesemente per il culo:
Va-t-on assister à un nouvel épisode du film que l'Italie politique se joue depuis le début des années 1990 ? Tout semble l'indiquer alors que les Italiens votent, dimanche 13 et lundi 14 avril, pour élire la Chambre des députés et le Sénat. Le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi apparaît à beaucoup d'observateurs acquis après le mandat interrompu du centre-gauche, conséquence de la défection d'une de ces petites formations qui ont l'habitude de vendre leurs voix au plus offrant. Aussi, comme chaque fois depuis la fin de l'hégémonie de la Démocratie chrétienne, le désenchantement et la lassitude l'emportent.
Pourtant, ce scrutin pourrait amener enfin un changement. Même si la droite se présente derrière un revenant, en la personne d'un Berlusconi revigoré par la perspective d'une nouvelle victoire, le paysage politique italien est en mutation. Sous la houlette de Walter Veltroni, la gauche démocratique s'est rassemblée sans s'embarrasser d'alliés dans les différents avatars des rescapés du communisme. Ce refus risque de lui coûter le pouvoir, mais il peut contribuer à faire progresser le bipartisme dans un pays célèbre pour ses coalitions contradictoires et éphémères. Ce serait un immense progrès, qui devrait être consolidé par une réforme de la loi électorale.
Car le gouvernement de centre-gauche mené par Romano Prodi n'a pas démérité. S'il est désavoué par les électeurs, c'est au contraire parce qu'il a su engager des réformes courageuses que l'équipe précédente, justement présidée par M. Berlusconi, avait négligées. Il s'est heurté à des intérêts catégoriels et n'a pas pu mener à bien la mue d'un système économique qui a naguère été performant, mais qui est maintenant à bout de souffle.
La recomposition en cours du paysage politique a cependant un prix : le retour aux affaires du "Cavaliere", l'homme le plus riche d'Italie, dont les turpitudes ont échappé aux magistrats les plus pugnaces. Ce n'est une bonne nouvelle ni pour l'Italie ni pour l'Europe. Chaque fois qu'il a occupé le Palazzo Chigi, Silvio Berlusconi a fait honte à ses concitoyens et entravé l'intégration européenne. Il risque d'en aller de même si les Italiens, en toute liberté, lui accordent demain une majorité, aussi ténue soit-elle.
Sembra comunque abbastanza chiaro, dagli exit poll, che avremo di nuovo Silvio al governo. Ho voglia di emigrare. Mi viene da piangere. La rovina dell'Italia.
Questo è ciò che penso in questo momento: (ATTENZIONE, IL VIDEO CONTIENE NUMEROSE BESTEMMIE. SE VI DANNO FASTIDIO NON APRITELO. E NON ROMPETEMI LE PALLE, CHE VI HO AVVERTITI)